Jeff Nichols nous reviens enfin, après le fantastique western contemporain « Shotgun Stories », pour un drame à l’ambiance apocalyptique et oppressante. Nichols prouve une fois de plus son savoir-faire pour mettre parfaitement en place des atmosphères tendues. Cette fois-ci, il réussit même à conférer une veine surréaliste qui rappelle fortement « Donnie Darko ». La superbe photographie sublime les orages menaçants, dont on ne sait s’il s’agit de prémonitions ou des symptômes de la schizophrénie héréditaire de sa mère.
Michael Shannon compose, Curtis LaForche, un personnage en proie avec ses craintes de reproduire l’enfer familial qu’il a vécu à cause de la maladie de sa mère, à sa propre famille. Constamment tiraillé par ses doutes de voir arriver une tornade dévaster sa maison et d’avoir développé une schizophrénie qui le rendrait inapte à s’occuper de sa famille, obsédé par la construction d’un abri anti-tempête, Curtis va se mettre à dos sa famille et ses collègues, en optant toujours pour des choix mettant sa situation en péril. Jeff Nichols nous emmène dans les méandres des visions et des peurs de son personnage principal, avec brio, mais aurait tout de même gagné à raccourcir son film d’une bonne demi-heure.
Source: Alexandre Romanazzi
19/05/11
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