affiche film

© LuxBox Films

MUSEO


un film de Alonso Ruizpalacios

avec : Gael García Bernal, Leonardo Ortizgris, Alfredo Castro, Simon Russell Beale, Bernardo Velasco, Leticia Brédice, Ilse Salas, Lisa Owen...

Juan garde un souvenir marquant d’une visite au Musée national de Mexico alors qu’il était enfant. Alors qu’il regarde les infos à la télévision, annonçant la fermeture de celui-ci pour la période de Noël, il lui vient une idée : dérober les artefacts mayas pour les revendre. Il embarque alors son ami Wilson dans son projet...


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Photo film

Un fait divers déroutant

"Museo" est un étonnant et plaisant thriller mexicain relatant tentant de disséquer un fait divers datant de 1985 : le vol de plus de 140 pièces inestimables au musée national d’anthropologie de Mexico. Mettant en évidence l'amateurisme des deux protagonistes et leur naïveté évidente, provoquant ainsi l’incrédulité d’autorités dépassées par l’inconscience même des voleurs, le film nous entraîne dans une improbable cavale à travers le pays, passant par les ruines de Palenque et par Acapulco.

Gael García Bernal et Leonardo Ortizgris forment ici un duo crédible de citoyens lambda, l’un se prenant à rêver d’une richesse facile alors que sa famille le méprise, l’autre jouant le rôle du brave suiveur, dépassé par les événements et trop faible pour se rebeller. Si le réalisateur esquisse bien le caractère frondeur et le troublant rapport à l'art du leader, tout en mettant avec humour en évidence l'excès de gentillesse de son ami, il ne développe que très peu ce que semblait porter en germe son introduction : un discours sur le rôle des musées et l'appartenance des œuvres.

L’ambiance nonchalante et l’histoire somme toute, assez incroyable, aura valu à Manuel Alcalá et à Alonso Ruizpalacios le Prix du meilleur scénario au Festival de Berlin 2018. Avec une certaine finesse, ceux-ci jouent en effet avec les désirs de reconnaissance du personnage principal et son envie de vivre quelque chose de grand. Intercalant ça et là des dialogues de films, jouant sur la relation entre les décors naturels et certains tableaux, ils construisent ainsi leur film à la manière d’un rêve éveillé, pouvant potentiellement tourner au cauchemar. Une bonne surprise.

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