affiche film

© Metropolitan Filmexport

SHOOT EM UP

Que la partie commence


un film de Michael Davis

avec : Clive Owen, Paul Giamatti, Monica Bellucci, Stephen McHattie...

Tranquillement assis sur un banc à manger une carotte, M. Smith (Clive Owen) voit une jeune femme enceinte se faire poursuivre par une bande de tueurs. Il l'aide à se débarrasser des intrus et, entre deux coups de feu, à accoucher. Mais la pauvre femme est tuée et voilà notre héros malgré lui encombré d'un bébé et pourchassé par les sbires de M. Hertz (Paul Giamatti) qui ne désirent qu'une chose : faire la peau au bambin. Smith va chercher l'aide d'une prostituée (Monica Bellucci) et partir en guerre contre Hertz et sa bande...


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Photo film

Un film qui ne se prend pas au sérieux

Jouissif au début, le film de Michael Davis, en ne renouvelant pas tellement ses ingrédients, devient assez rapidement longuet et répétitif. Pas besoin de faire un dessin : on comprend sans se plonger dans une encyclopédie du cinéma quelles sont les sources d'inspiration de ce "Shoot 'em Up", de la bédé à John Woo via Tarantino, et des frères Coen (époque "Arizona Junior") à Roger Avary. Tout est ici gratuit, bien entendu, et revendiqué comme tel. Pour sympathique qu'il soit, "Shoot 'em Up", au bout d'un moment, ne convainc plus. Certaines trouvailles méritent néanmoins le détour. On notera ainsi une utilisation plutôt rock 'n' roll et meurtrière des carottes, l'usage ingénieux des publicités sur les toits et le détournement qu'on peut en faire. Dans ce délire gore et sadique (le craquage des doigts est abominable), le bébé (en fait joué par une marionnette animée très bien faite) incarne cette douceur qui traverse parfois notre monde de brutes...

Clive Owen et Monica Bellucci remplissent parfaitement leurs contrats. Clive est le beau gosse musclé que rien ne vient perturber, et surtout pas une armada de gros bras. Monica est belle et sexy, mais ça, ce n'est pas un scoop. On a même droit à une scène d'amour mouvementée (où l'on ne voit, hélas, pas grand chose de la splendide Italienne), citée en exemple par celle-ci lors de sa conférence de presse, qui s'avère très lourdingue dans ses sous-entendus. On donnera un bonus à Paul Giamatti, très savoureux dans son rôle de méchant. A ses côtés, on remarque également Stephen McHattie, vu récemment dans "History of Violence" de David Cronenberg, dans lequel il interprétait l'un des deux tueurs (le plus vieux) qui démarraient le film dans le motel.

L'atout principal utilisé par Michael Davis est que tout cela ne se prend pas au sérieux, bien au contraire. D'où la sympathie que le film peut déclencher.

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