affiche film

© Paramount Pictures France

PARANORMAL ACTIVITY 4


un film de Henry Joost et Ariel Schulman

avec : Katie Featherston, Brady Allen, Matt Shiverly...

À la fin de « Paranormal Activity 2 », on apprend que Katie, la sœur possédée par le vilain démon, a zigouillé toute la famille et embarqué Hunter, son innocent neveu, pour des raisons assez obscures. Quelques années plus tard, ils emménagent dans un nouveau foyer. Leur voisine, Alex, sexy blondinette de 15 printemps, pas si bête que ça, est le témoin de plusieurs événements étranges et sent bien que quelque chose ne tourne pas rond. Tout s'accélère lorsque Robbie, le garçonnet d'en face, qui parle à un mystérieux ami imaginaire, fait irruption dans la maison familiale...


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Photo film

Démon, fais moi peur !

Au cinéma, rares sont les suites qui valent le détour. « Paranormal Activity 2 » ne dérogeait pas à la règle, ne profitant plus de l'effet de surprise. Ce 4ème opus étant une suite du 2, cela ne laissait présager rien de bon. On espérait que ce chapitre 4 relèverait un peu le niveau d'une saga sur le déclin, d'autant plus qu'il aurait pu nous apporter au moins quelques réponses du genre, pourquoi diable ce démon s'entête a persécuter cette pauvre famille ? Pourquoi des sorciers bizarroïdes et plutôt ridicules se sont-ils organisés en secte ? Est-ce que le bébé de Rosemary a grandi et manipule tout le monde ? Au lieu de cela, le film ne propose aucune piste d'éclaircissement et se permet même d'ouvrir de nouvelles portes. Chic ! Ça sent bon le numéro 5.

Tout cela serait moins frustrant si le scénario ne donnait pas l'impression d'avoir été écrit par un gamin de 12 ans et si la réalisation avait une once d'intérêt. Il n'en est rien. Encore plus mauvais que ses prédécesseurs, « Paranormal Activity 4 » ne fait preuve d'aucune originalité et offre à tout casser 5 minutes de petite frayeur passagère à la fin du film. Pas vraiment le temps d'être en panique, d'autant plus que la plupart des scènes, pour ne pas dire toutes, sont du réchauffé des épisodes précédents. Certains passages deviennent ainsi presque comiques, en particulier le dernier plan, qui confine au ridicule. La différence avec « Les sorciers de Waverly place » sur Disney Channel finit par ne plus sembler évidente.

Les dialogues sont d'une pauvreté affligeante, les ados plutôt horripilants et on ne ressent absolument aucune empathie envers les personnages. On ne peut même pas dire que les acteurs jouent mal, puisqu'ils ne sont que les pantins de cette gigantesque farce commerciale. Les effets d'accélérés décrédibilisent totalement l'action et les quelques moments gores sont amenés avec tellement peu d'habileté qu'ils font l'effet d'une goutte de pluie sur une toile cirée. Il en faudra plus pour mouiller le pantalon, même chez les pétochards du dimanche.

Une des seules trouvailles sympathique est d'avoir intégré des séquences webcam live où on voit arriver ce que le personnage, lui, ne voit pas. Quant à l'effet Kinect vision nocturne et ses milliers de pixels lumineux qui donnent un côté rétro ambiance boule à facette, il n'apporte absolument rien en terme de suspense, puisque les apparitions furtives de silhouettes type poltergeist ne sont porteuses d'aucun effet d'angoisse. La scène où le petit frère joue avec son tricycle dans la cuisine, clin d’œil bienvenu au « Shining » de Kubrick, offre l'un des rares moment intéressant du film. Pour le reste, on repassera.

Au final, le réalisateur ne parvient jamais à installer un climat propice à une montée d'adrénaline, se reposant trop sur les effets qui ont fait le succès de la saga. Pour preuve, on parvient même à s'ennuyer, le comble pour un film de 1h20 ! Seuls les fans et quelques ados pré-pubères devraient y trouver leur compte. Pour les autres, mieux vaut se repasser « Le projet Blair Witch ».

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