affiche film

© 20th Century Fox France

COPS – LES FLICS DU DÉSORDRE

(Let’s be cops) Soyons flics


un film de Luke Greenfield

avec : Jake Jonhson, Damon Wayans Jr., James D'Arcy, Nina Dobrev, Andy Garcia, Rob Riggle


Los Angeles, de nos jours. Deux amis losers participent Ă  une soirĂ©e costumĂ©e oĂč ils arrivent dĂ©guisĂ©s en policiers. En rentrant chez eux, ils se fondent dans leurs habits et se font passer pour de vrais agents de la LAPD, un peu Ă  leur insu puis carrĂ©ment de leur plein grĂ©, allant jusqu’à acheter une voiture de police sur e-bay



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Photo film

To serve and protect, pour rire !

AprĂšs les dĂ©boires des policiers amĂ©ricains, enchaĂźnant les bavures sur les citoyens noirs, dĂ©chaĂźnant de nombreuses vagues de manifestations jusqu’en fin d’annĂ©e derniĂšre, la police avait bien besoin de redorer son image. Et quel mĂ©dia pouvait le mieux participer Ă  adoucir les mƓurs en mettant en images un duo d’imbĂ©ciles (un blanc et un noir) enfilant le costume de la police de Los Angeles et partageant leurs valeurs d’exemplaritĂ©, de service, de respect, d’engagement ? Le cinĂ©ma of course !

Sur le mode de la comĂ©die, pas toujours fine on vous l’accorde, les deux imposteurs se la jouent justiciers cool pour dĂ©manteler un rĂ©seau de dealers. Mais le but de l’histoire est de faire prendre conscience aux deux zigotos qu’ĂȘtre flic n’est pas anodin et n’est en rien un jeu, et qu’au contraire l’uniforme se mĂ©rite car l’agent risque sa vie au quotidien
 Une belle publicitĂ© pour la Police amĂ©ricaine qui tente de faire oublier le racisme et la gĂąchette facile d’officiers hors-la-loi mais jamais condamnĂ©s par leur Justice.

Les deux comĂ©diens principaux, quasiment inconnus en France, fonctionnent parfaitement ensemble, entre le blanc bourrin qui fonce sans rĂ©flĂ©chir (Jake Jonhson) et le black dont le sĂ©rieux tranche avec ses excĂšs de cris stridents et de postures effĂ©minĂ©es (Damon Wayans Jr.) ! Les situations les plus drĂŽles se trouvent dans la premiĂšre moitiĂ© du film quand ils prennent conscience de leur « pouvoir » et de leur « aura » dans la peau d’officiers de police et qu’ils en abusent pour rire ! D’ailleurs la production en a bien compris le potentiel comique puisqu’elle a ajoutĂ© dans le gĂ©nĂ©rique de fin des supplĂ©ments de scĂšnes sur cette phase de l’histoire.

Le reste patauge dans l’invraisemblable et le ridicule d’autant que la rĂ©alisation type « mauvaise sĂ©rie tĂ©lĂ© des annĂ©es 90 » n’aide pas Ă  grandir le film. Toutefois, on se surprend quand mĂȘme Ă  tenir la distance jusqu’au dĂ©nouement, en rigolant par-ci par-lĂ  aux cĂŽtĂ©s de personnages secondaires amusants et dĂ©jantĂ©s (la bimbo nympho et le gangster Pupa)


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