affiche film

©Mars Distribution

BROWN BUNNY

(The brown bunny)


un film de Vincent Gallo

avec : Vincent Gallo, Chloé Sévigny...

Bud Clay (Vincent Gallo) un coureur motocycliste. A bord de son petit trafic, il parcours les terres américaines, en direction de la Californie, s'arrêtant uniquement pour s'entraîner ou pour embrasser une inconnue…


2
Photo film

Un nouveau film pour Vincent Mé-gallo, dont le dénouement vaut bien un peu de patience

A près le catastrophique Buffalo 66, où l'on pouvait voir parmi les pires cadrages de l'histoire du cinéma, Vincent Gallo récidive dans l'œuvre mégalo, et se filme pendant près d'une heure cinquante, parcourant l'ouest des Etats Unis. Il est facile de reprocher à la première partie du film son aspect répétitif et interminable, dont l'apparence est la mise en avant de son interprète principal et de ses qualités. En effet, la succession Vincent Gallo conduit, Vincent Gallo sort sa moto, Vincent Gallo s'entraîne en moto, Vincent Gallo range sa moto, Vincent Gallo démarre son van, Vincent Gallo emballe une belle fille rencontrée par hasard puis la largue vite fait, peut rapidement agacer, d'autant que cela dure près de 1h30.

Mais cette errance assez intriguante au départ, et parfois agréable selon les morceaux musicaux utilisés lorsque Gallo conduit, est nécessaire pour installer le contraste avec la deuxième partie. La première est routinière et montrant le désœuvrement, l'hésitation et la dépression du personnage principal. La seconde, plus brutale, dans ses images ou ses scènes (torrides), dévoile un lourd secret, et glace le sang. On comprend alors ce personnage désespéré, qui nous avait agacé jusqu'alors. Et malgré quelques dialogues un peu crus envers les femmes, on pardonne les écarts de la première partie.

Un film à part, qui n'a pas manqué de créer scandale et indignation à Cannes, notamment face à la fameuse scène de fellation, mais où le spectateur gagne à se laisser aller et à être patient. Certes Vincent Gallo aurait pu raccourcir sa première partie, mais le voyage en vaut la chandelle. Pour les spectateurs avertis.

Donnez votre avis (0)

Partager cet article sur Facebook Twitter